Témoignage d’un jeune animateur de camps
Lorsque vous atteignez un certain âge, que vous êtes motivé pour donner gratuitement votre temps et votre énergie et que vous souhaitez plus que tout passer du temps au service du seigneur, devenir animateur et encadrer un camp de l’ECYD est une bonne idée.
Comme vous le savez les Légionnaires du Christ organisent un certain nombre de camps durant l’année pendant les vacances scolaires. Or, nous avons régulièrement besoin de jeunes, diplômés ou non, qui soient capables d’encadrer ces camps et de permettre aux enfants de passer des moments de sport, de détente et de prière inoubliables. Un animateur du Regnum Christi est un modèle sur lequel les enfants peuvent s’appuyer. Il est celui qui leur donne envie de continuer sur la même voie, et, surtout, il est un exemple vivant de ce qu’il pourrait être plus tard. Etre animateur c’est servir les autres mais aussi soi même. Il est toujours réjouissant de voir à quel point un animateur peut influer sur le comportement d’un jeune. Les camps et autres activités permettent également de se créér des souvenirs et des amitiés. Dans un monde où la foi est de plus en plus négligée et où les lycées et les universités sont des lieux où les attaques sur la religion catholique se font chaque jour plus virulentes l’animation d’un groupe de jeunes qui partagent les mêmes convictions, les mêmes problèmes mais aussi les mêmes loisirs est une véritable bouffée d’oxygène ainsi qu’une formidable source de motivation pour persévérer dans la joie de la foi.
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Je suis maintenant animateur depuis près de 5 ans dans les différentes activités des légionnaires du Christ. Dire que je n’ai jamais pensé à arrêter serait un mensonge mais dire que j’y suis enfin arrivé ne serait pas vrai non plus. Animer des groupes de jeunes m’apporte avant tout la joie de rencontrer des garçons de mon âge qui partagent la même foi que moi. Mais si je les apprécie c’est aussi parce qu’ils aiment les grands jeux, le football et les Simpson. Ils ne sont pas si différents des jeunes que je croisais dans mon lycée ou dans mon université. Quoique… c’est vrai, ils sont moins égoïstes ; ils ne pensent pas toujours qu’à eux. Ils ne courent pas jour et nuit derrière l’argent et les filles. Ils ont des projets, des priorités, comme tout le monde, mais ils sont aussi capables de s’arrêter un moment pour partager leur joie de vivre, leurs talents et leur exp érience avec d’autres personnes.
C’est ainsi que je me suis forgé, au fil du temps un réseau d’amis aussi vaste que Facebook et plus réaliste que d’obscurs pseudos MSN. Des gens venus de Rennes, Paris, Lyon, Nice, Bordeaux, Lille, et accessoirement de Saint-Etienne ma ville d’origine. Lors de ces moments passés avec ces jeunes j’ai surtout eu l’impression d’être authentique. C’est ici que je ressens une confiance et une envie liée de vouloir partager mes goûts et mes loisirs.
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Mais si j’ai envie d’apporter quelque chose aux plus petits il me faut une méthode et une bonne connaissance de mon sujet. C’est pour cela qu’il m’a été indispensable de me former. Se former afin de former les autres. Ce ne sont sûrement pas les heures les plus attrayantes qui soient mais elles m’apparaissent aujourd’hui bénéfiques tout autant avec les enfants qu’avec mes amis de tous les jours. Cela dit, cette formation s’inscrit dans une logique intellectuelle qu’on se doit de respecter. En effet on ne peut pas devenir un bon médecin si on n’a pas une connaissance accrue du corps humain et des maladies qui peuvent l’attaquer. Il en va de même pour les animateurs. Ils se doivent de connaître le public auxquels ils seront confrontés. Ceci afin de le comprendre et de pouvoir agir efficacement. Ils doivent aussi s’ouvrir sur le monde qui les entoure pour arriver à discerner le bien du mal. C’est un cheminement humain et spirituel qui doit permettre à l’animateur d’être un jeune ouvert sur les autres mais qui ne sombre pas dans la naïveté. Un jeune à qui l’ont donne des clefs pour se battre dans un entourage hostile mais aussi à la recherche d’indices et de vérité. Un jeune qui veut utiliser son énergie pour propager sa joie et guider les autres vers un chemin dur mais obligatoire. Un jeune convaincu de la parole du Christ et de la nécessité de la transmettre à un maximum d’âmes autour de lui. Bref, un jeune qui ne se laisse pas influencer par le monde autour de lui, mais, qui influe sur le monde.
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Les activités sont ouvertes à tous les jeunes catholiques qui pensent pouvoir apporter une pierre à l’édifice. Cela dit un animateur est toujours en première ligne. On attend de lui qu’il tente toujours de donner plus. J’ai fini des camps dans un état de fatigue vraiment avancé. Mais je sais aussi que c’est le seul moyen pour moi de savoir si j’ai effectué un bon ou un mauvais camp. C’est un travail parfois ingrat ou les fruits tardent à venir. Mais il ne doit rien avoir de plus satisfaisant que de savoir qu’on a aidé un jeune à se forger un idéal de vie.
Jean-Bernard Bossu